Texte à méditer :   De tous les arts, l'art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme.   Pierre Dac

BigrementBon - Des recettes sans pépin

« Savoir cuisiner, c'est aimer cuisiner ». Mais paradoxalement, je voudrais dire que ce site ne prétend pas être un site de recettes.
Ainsi, il me semble logique et – nécessaire – que vous, qui vous essayez à une nouvelle recette, vous ne la réussissiez pas parfaitement. Cependant cette recette vous allez l'améliorer, dans le sens propre de son goût, à chaque nouvelle occasion.
Il faut dire aussi qu'il a trop de recettes... Un filet de sole à la crème « Chose » devient le filet de sole « Machin » si vous ajoutez une pincée de safran, et le filet de sole « Truc » si vous retranchez un milligramme de noix de muscade. Qu'importe cela. L'utile est que vous sachiez cuisiner le « filet de sole à la crème ».
Mieux qu'un site de recettes, ce que j'ai cherché à présenter ici c'est un guide. C'est un aide-mémoire. Au milieu d'anecdotes qui vous feront sourire et de conseils pratiques qui peuvent vous être utiles, les recettes que vous y trouverez doivent être le départ sur lequel vous broderez selon votre temps, votre humeur, vos moyens et bien entendu votre imagination.
« Tiens, c'est vrai, je n'avais pas songé que l'on pouvait accommoder le filet de sole avec une purée d'oseille ».

Actuellement le site tourne autour de 10 axes :
- BigrementBon, l'axe principal avec ses recettes classées par ordre alphabétique.
- BigrementSaucé, recettes axées sur les sauces qu'elles soient salées ou sucrées.
- BigrementMalin, recueil de petits trucs qui font la réussite d'une recette.
- BigrementBéBé, recettes étudiées en fonction de l'âge : de 4 mois à 3 ans.
- BigrementMinceur, recettes reprenant la valeur calorique qu'elles engendrent.
- BigrementAncien, recettes tirées du Moyen Age qui allient originalité... et santé.
- BigrementP'titChef, recettes adaptées aux enfants et à réaliser avec vos apprentis cuistots.
- BigrementSavoir, articles basés sur le quotidien culinaire au sens large du terme.
- BigrementOnDit : On dit que... Quelle est la part de vérité dans ces idées toutes faites sur le pouvoir des aliments ?
- BigrementRenversant : Ingrédients ordinaires, usages extraordinaires.

Ce site est interactif. En effet, sous chaque article quelque que soit l'axe consulté, une Réaction est possible. Et aussi, une de vos recettes que vous aimeriez voir apparaître sur BigrementBon, pas de problème, cliquez sur Postez une recette

Soyez « culinairement » curieux.

  

burger au bacon et au cheddar

  

La dernière nouvelle

 Crème de panais et ail rôtis - le 16/10/2021 19:14 par   Chantal_Belgique

J'ai été tranquillement vous rechercher une définition précise dont les mots sont pesés « au gramme près » sur les sites des grandes écoles de cuisine française. Tous les sites semblent se référer au guide de l'Escoffier de 1902, je m'en réfère donc à lui également. Une « crème serait donc un potage lié avec de la crème fraîche pour lui apporter une texture et une saveur plus agréables ». Je me permettrais quand même aujourd'hui de compléter la définition d'Escoffier et je rajouterais « un potage lié avec de le crème fraîche ou du fromage le plus souvent fondu ».

  

Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 8 panais
- 1 tête d'ail
- 1 oignon
- 2 branches de romarin
- 2 c. à s. d'huile d'olive
- 1 l de bouillon de légumes chaud
- 15 cl de crème liquide
- Sel - Poivre

Technique :
1. Peler et couper les panais en gros morceaux ; peler et hacher grossièrement l'oignon.
2. Mélanger les panais, les gousses d'ail non pelées, l'oignon, les branches de romarin et l'huile d'olive ; étaler sur une plaque de four chemisée d'un papier de cuisson, saler et poivrer ; enfourner à 180°C durant 45 à 50 minutes ou jusqu'à ce que les panais soient tendres et commencent à dorer.
3. Retirer le romarin ; laisser tiédir quelques minutes, puis presser les gousses d'ail pour récupérer la chair confite.
4. Mixer les panais, l'oignon et la chair d'ail confite tout en ajoutant peu à peu le bouillon : ajuster la quantité de bouillon en fonction de la consistance désirée.
5. Porter le potage à ébullition, ajouter la crème préalablement chauffée ; rectifier l'assaisonnement ; décorer de quelques feuilles de romarin rôties ; servir aussitôt.


crème de panais et ail rôtis


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BigrementATable
Le poulet marengo. Poulet historique

  


le poulet marengo. Poulet historique


Napoléon Bonaparte était un homme pressé... pressé dans son ascension politique, pressé dans ses batailles, pressé aussi à table. Ainsi Bonaparte, qui préférait manger seul, avalait son repas en s'aidant de ses doigts, poussant la sauce vers sa bouche avec un quignon de pain.
Mais pour l'heure, nous sommes le 14 juin 1800. La bataille fait rage à Marengo dans le Piémont en Italie, bataille qui voit s'affronter l'armée du premier consul de France Napoléon Bonaparte, et l'armée autrichienne du feld-maréchal baron Michael Friedrich Benedikt von Melas. Après sa courte victoire, Napoléon réclama une poularde à l'un de ses cuisiniers attitrés, Dunan de son véritable nom François Claude Guignet. Mais les autrichiens avaient interceptés les fourgons de l'armée française contenant vivres et matériel de cuisine. Dunan chargea donc plusieurs officiers de partir à la recherche d'ingrédients autour du champ de bataille. Ils rapportèrent une volaille, des écrevisses, des tomates, des oeufs, de l'ail, des croûtes de pain, de l'huile d'olive... et du vin blanc. La légende raconte que Dunan aurait découpés les morceaux de poulet au sabre, qu'il les aurait fait ensuite sauter dans l'huile d'olive, auxquels il aurait ajouté ail, tomates, champignons, écrevisses, persil, vin blanc et cognac, cognac prélevé de la gourde même de Bonaparte. Il aurait servi ce plat accompagné d'oeufs frits et de croûtons de pain dorés, le tout probablement accompagné de Gevrey Chambertin, célèbre vin de Bourgogne de l'ordinaire de Bonaparte. Napoléon qui aurait apprécié grandement ce plat aurait demandé à Dunan de le lui resservir à l'identique après chacune de ses victoires. Ce jour là, le « marengo » est né !


Cette recette de victoire devenue célèbre et emblématique en France à cette époque a largement contribué à la diffusion des tomates et de l'huile d'olive dans la cuisine française. Avec le temps, la recette originale fut néanmoins adaptée. Si l'huile d'olive, les tomates et le vin blanc étaient incontournables, les écrevisses demeuraient en option. La recette « à la marengo » fut ensuite appliquée à du veau et du lapin tandis que les écrevisses s'effaçaient peu à peu de la liste des ingrédients.