Texte à méditer :   Qui ne pétrit, bon pain ne mange.   Jean Antoine de Baïf

Les allergies alimentaires


L'allergie alimentaire est un problème de santé publique important qui progresse depuis des années. Elle touche de 2 à 3 % de la population mondiale et 6 à 8 % des enfants. L'Organisation Mondiale de la Santé constate une augmentation de la fréquence et de la sévérité des réactions : les allergies alimentaires seraient le 4e plus gros problème de santé publique.

  

Qu'est-ce que l'allergie alimentaire ?
L'allergie est une réaction anormale de l'organisme à un agent (appelé allergène) auquel il est particulièrement sensible. On parle d'allergie alimentaire si cette réaction se produit de manière répétée et apparaît lors de l'ingestion d'un aliment et/ou d'une substance qui y est ajoutée.
En effet, dans le cas d'une allergie alimentaire, pour une raison encore inexpliquée, notre système immunitaire, sensé nous défendre contre toute agression étrangère, considère certains aliments comme des substances « ennemies ».
Toutefois, le premier contact avec la substance allergène est sans conséquence sur l'organisme, c'est ce que l'on appelle la phase de sensibilisation. La réaction allergique ne survient que lors d'un contact ultérieur avec la substance en question. Ce dysfonctionnement du système immunitaire provoque des réactions exagérées et désagréables, d'une gravité variable et qui peuvent se manifester de plusieurs façons, à divers endroits du corps.
Dans le monde, on dénombre actuellement plus de 160 allergènes alimentaires !

  

Les symptômes
- Digestifs : diarrhée, vomissement, constipation...
- Cutanés : eczéma, urticaire...
- Respiratoires : rhinite, asthme...
Des troubles sévères peuvent survenir à cause d'une allergie alimentaire, généralement sous la forme d'œdèmes et/ou de réactions anaphylactiques. Celles-ci impliquent un choc grave et généralisé, parfois lié à des symptômes cutanés, respiratoires, cardiovasculaires et gastro-intestinaux.
Elles apparaissent brutalement après l'ingestion de l'aliment (de quelques minutes à quelques heures).

  

Et l'intolérance ?
Souvent confondue à tort avec l'allergie alimentaire, l'intolérance alimentaire implique le métabolisme, et non le système immunitaire. Cependant, il s'agit également d'une réaction négative de l'organisme, souvent différée dans le temps, suite à l'ingestion d'un aliment, d'une boisson, ou d'un additif alimentaire.
En réalité, on parle d'intolérance lorsque la personne ne peut pas métaboliser la substance suite à l'insuffisance ou à l'absence d'enzyme, d'hormone... nécessaires pour le digérer. Dans le cas de l'intolérance au gluten c'est l'enzyme qui est déficitaire.

  

Savoir lire une étiquette
Pour les personnes intolérantes ou allergiques, le seul traitement possible est d'éviter l'aliment qui pose problème. Et donc, pour trouver l'intrus, il faut connaître la composition du produit et bien analyser la liste de ses ingrédients ! La législation européenne impose que 14 allergènes soient clairement identifiés sur les étiquettes, même s'il se retrouvent en très faible quantité ou qu'il s'agit d'un produit dérivé :
- les céréales contenant du gluten (p ex : froment, seigle, orge, avoine, épeautre...)
- les crustacés
- les oeufs
- les poissons
- l'arachide
- le soja
- le lait
- les fruits à coque (amandes, noisettes, noix et pistaches)
- le céleri
- la moutarde
- le sésame
- les mollusques
- le lupin
- les sulfites
Il est très important que les personnes allergiques connaissent et identifient les aliments à risque qui les concernent comme par exemple le vin ou la bière en cas d'allergie aux sulfites. En effet, des réactions peuvent toujours se produire même si l'allergène est présent à l'état de trace. C'est la raison pour laquelle des mentions du type « peut contenir des traces de... » existent pour informer le consommateur d'un risque potentiel si la personne est fortement sensible. Donc, plus de raison de se priver des plaisirs des bonnes tables !

  

Et si il n'y a pas d'étiquette ?
La vente en « vrac » est de plus en plus fréquente. Chaque établissement doit, dans ce cas, pouvoir informer les consommateurs sur la présence d'éventuels allergènes. Depuis le 13 décembre 2014, le consommateur doit pouvoir être informé de la présence d'allergènes dans tous les produits des commerces délivrant des aliments non préemballés.
Cela concerne donc les aliments que vous mangez au restaurant ou que vos enfants mangent à la cantine de l'école, des aliments que vous achetez non pré-emballés dans votre boucherie ou votre boulangerie... Ainsi par exemple, vous devez être informés à propos des allergènes contenus dans la soupe de crustacés servie au restaurant, dans le vol-au-vent proposé à la cantine scolaire, dans le sandwich aux oeufs acheté en boulangerie, dans le saucisson aux noix vendu en boucherie...
La règle de base : Sur simple demande, l'information doit être immédiatement à votre disposition sur place. Elle doit vous être communiquée par écrit, mais peut aussi l'être oralement sous certaines conditions. Quelle que soit la manière dont les informations sont transmises vers le client, une déclaration écrite doit être affichée de manière apparente, qui signale clairement à quel endroit et/ou comment les informations sur les allergènes peuvent être retrouvées ainsi qu'un avertissement selon lequel la composition de l'aliment est susceptible de varier.

  

Article tiré du Bulletin de l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA)


Date de création : 17/05/2015 09:22
Dernière modification : 22/05/2020 08:21
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