BigrementBon - Des recettes de cuisine sans pépin

« Savoir cuisiner, c'est aimer cuisiner ». Mais paradoxalement, je voudrais dire que ce site ne prétend pas être un site de recettes.
Ainsi, il me semble logique et – nécessaire – que vous, qui vous essayez à une nouvelle recette, vous ne la réussissiez pas parfaitement. Cependant cette recette vous allez l'améliorer, dans le sens propre de son goût, à chaque nouvelle occasion.
Il faut dire aussi qu'il a trop de recettes... Un filet de sole à la crème « Chose » devient le filet de sole « Machin » si vous ajoutez une pincée de safran, et le filet de sole « Truc » si vous retranchez un milligramme de noix de muscade. Qu'importe cela. L'utile est que vous sachiez cuisiner le « filet de sole à la crème ».
Mieux qu'un site de recettes, ce que j'ai cherché à présenter ici c'est un guide. C'est un aide-mémoire. Au milieu d'anecdotes qui vous feront sourire et de conseils pratiques qui peuvent vous être utiles, les recettes que vous y trouverez doivent être le départ sur lequel vous broderez selon votre temps, votre humeur, vos moyens et bien entendu votre imagination.
« Tiens, c'est vrai, je n'avais pas songé que l'on pouvait accommoder le filet de sole avec une purée d'oseille ».

Actuellement le site tourne autour de 11 axes :
- BigrementBon en ABC, l'axe principal avec ses recettes classées par ordre alphabétique.
- BigrementSaucé, recettes axées sur les sauces qu'elles soient salées ou sucrées.
- BigrementBéBé, recettes étudiées en fonction de l'âge : de 4 mois à 3 ans.
- BigrementMinceur, recettes reprenant la valeur calorique qu'elles engendrent.
- BigrementAncien, recettes tirées du Moyen Age qui allient originalité... et santé.
- BigrementP'titChef, recettes adaptées aux enfants et à réaliser avec vos apprentis cuistots.
- BigrementMalin, recueil de petits trucs qui font la réussite d'une recette.
- BigrementSavoir, articles basés sur le quotidien culinaire au sens large du terme.
- BigrementOnDit : On dit que... Quelle est la part de vérité dans ces idées toutes faites sur le pouvoir des aliments ?
- BigrementRenversant : Ingrédients ordinaires, usages extraordinaires.
- HistoriquementBon : Un aliment, une histoire.

Ce site est interactif. En effet, sous chaque article quelque que soit l'axe consulté, une Réaction est possible. Et aussi, une de vos recettes que vous aimeriez voir apparaître sur BigrementBon, pas de problème, cliquez sur Postez une recette.

Soyez « culinairement » curieux.

  

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La dernière nouvelle

 BigrementSavoir > Différences entre un chicon en hydroculture et un chicon en pleine terre - le 14/01/2026 17:12 par Chantal_Belgique


  

Petite histoire de la naissance du chicon
C'est en pleine révolution belge (1830), qu'un paysan de Schaerbeek (une des 19 communes bruxelloises) mit ses racines de chicorée à l'abri dans sa cave et les couvrit de terre pour les dissimuler. Quelques semaines plus tard, il découvrit que des petites feuilles blanches auréolées de jaune avaient poussé. Il les goûta, approuva et baptisa sa découverte « witloof » autrement dit « feuilles blanches ».
La suite officielle est que le jardinier en chef du jardin botanique de Bruxelles, Frans Bresiers, travailla durant des années à transformer ces jeunes pousses en un véritable légumes compact.


Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui différencie un « chicon en hydroculture » d'un « chicon en pleine terre » ?
Le « chicon en hydroculture » est produit toute l'année en hydroculture ou hydroponie c'est-à-dire les pieds dans l'eau. Ainsi la terre est remplacée par une solution nutritive maintenue à 20°C pour développer le chicon à partir de racines récoltées, tout en assurant une obscurité totale et un contrôle précis des température pendant environ 21 jours. Ce système hors-sol, très technique, permet d'optimiser la production en recyclant l'eau et en contrôlant l'apport en nutriments, rendant la culture plus efficace que la méthode en pleine terre, mais exige des conditions strictes de noirceur et d'humidité pour éviter le verdissement.
Quant au « chicon en pleine terre » c'est un légume de saison (octobre à avril), cultivé en pleine terre, selon la même méthode qu'au premier jour du chicon. Ainsi la culture de chicons en pleine terre consiste à planter des racines de chicon verticalement dans une tranchée peu profonde (environ 40-75 cm), bien serrées et au même niveau, puis à les recouvrir de terre, de paille (40-50 cm) et/ou d'une bâche pour les maintenir dans l'obscurité totale et les protéger du gel, permettant ainsi le développement des chicons blancs pendant 1,5 à 2 mois avant la récolte.

Et la différence est notable. Comparé au chicon en hydroculture, le chicon en pleine terre est plus ferme, contient moins d'eau et surtout a une saveur douce-amère avec une pointe de noisette prononcée.


A quoi reconnait-on un « chicon en pleine terre » ?
Le chicon en pleine terre doit être dense et lourd pour sa taille. La base doit être très blanche avec des feuilles qui s'éclaircissent vers le haut pour devenir jaune à la pointe. Les feuilles doivent être bien serrées, sans espace entre elles.


Le b.a.-ba du chicon en cuisine
Le chicon ne se cuit pas dans l'eau. Il en contient déjà plein !
La base : L'amertume étant concentrée dans son coeur , retirer éventuellement un petit cône de la base du chicon. On le laisse colorer et fondre pendant au moins 1 heure dans du beurre, casserole fermée. C'est seulement alors qu'après avoir changé de couleur qu'il révèle toute sa saveur. Une pointe de sucre est autorisée.
On peut aussi le griller après l'avoir coupé en 2 ou en faire un chicon au gratin avec un jambon cuit et une sauce Mornay ou le manger cru en salade coupé en rondelles avec des cerneaux de noix et une vinaigrette…